Jeudi 3 juillet 2008
|
L’aiguille de mon horloge vient de s’arrêter.
J’ai pourtant aligné tant de mots !
Et fait tant de phrases…
Mais aujourd’hui, je me sens comme un illettré.
Je pourrais vous dire des banalités :
Comme son âge,
Ou alors,
Que ce petit bout de femme,
Au regard d’azur
Est née pendant une belle journée d’été.
Qu’elle était ravissante,
Toujours coquette,
Même quand ses rides sont apparues.
Oui, mais…
C’était ma mère…
Je pourrais vous dire aussi,
Qu’elle semblait,
Aux yeux des autres,
Renfermée, distante, esseulée,
Alors, qu’elle était simplement timide et pudique.
Toujours la peur de gêner ou de déranger.
Elle avait un univers à part,
Un monde rempli de voyages merveilleux,
Au cours de ses nombreuses lectures.
Elle nous en ouvrait de temps en temps les portes,
Pour nous dire à sa façon ; « Je t’aime »…
Mais elle n’aimait pas la banalité.
Un mardi, notre plus bel arbre s’est couché,
Et, c’est nous qui sommes déracinés…
Racyne