Sur ce trottoir, j’aurai dû t’éviter…
Ce ne sont pas tes rondeurs qui m’ont attiré !
J’étais plutôt exaspéré par ta banalité,
Pourtant dans cette rue je t’ai ramassé.
Ce n’est pas sur toi que j’aiguiserai mes sens,
Tu brilles seulement pour sceller les alliances.
Sans intérêt et d’un âge avancé,
Pas agréable au touché,
D’une couleur ordinaire,
Tu n’as vraiment rien pour plaire…
Toujours dans mes pieds,
Tu m’as franchement irrité,
Quand, roulant sous moi, j’ai failli chuter.
Jadis montagne, puis rocher,
Maintenant caillou qui aurait pu m’achever !
Demain gravier que je pourrai fouler,
Sable, quand l’eau finira par t’éroder,
Enfin poussière, que le vent saura disperser…