
Il est né d’un père inconnu,
Et d’une mère trop connue,
Qui jusqu’au bout est restée fidèle,
Aux nombreuses bouteilles qu’elle asséchait.
Il n’avait que ce petit toit,
Où vivaient huit autres personnes.
Mais également les rats,
Qui ne rongeaient pas que leurs freins…
Toute cette enfance,
Passée à recevoir des coups,
Qu’il apprendra plus tard à éviter,
Ou quelques fois à distribuer.
Mais à dix ans on se tait…
Dans le nord,
Il n’y a pas que la pluie qui tombe…
Comment oublier un beau père si attachant.
Surtout envers sa sœur de six ans.
Qui aura connu comme couvert,
Que la gamelle du chien.
Le manche du balai ne servait pas qu’à frapper,
Quand dessus,
La nuit entière,
Elle restait agenouillée…
Quant à lui,
Il a été abandonné,
Adolescent,
Dans une rue de Paris.
Il a été seul maître de son destin.
Confronté au mal,
Il a choisi le bien…
Dans le nord,
Des gens ont vécu des années d'enfer…
Ouvrent-ils toujours leurs portes à ceux qui ont souffert ?
À mon beau frère…